Préservation de la forêt ivoirienne : L'association MALEBI fait la promotion de l'agroforesterie

Publié le : 05/08/26 - 05:35

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Texte par : KK. Maurice

De 16 millions d'hectares en 1960, le couvent forestier de la Côte d'Ivoire a chuté à environ 3 millions d'hectares aujourd'hui, principalement en raison de l'extension des terres agricoles pour la culture du café cacao. Pis, la déforestation s'est accéléré ces vingt-cinq dernières années, période au cours de laquelle la Côte d’Ivoire a perdu une part importante de son couvert forestier. Selon un rapport du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD), le taux de couverture forestière est passé de 24 % à seulement 11 % entre 1990 et 2015. Face à cette dégradation continue, la restauration des forêts est devenue un enjeu environnemental majeur. Pour répondre à ce défi, l’association MALEBI expérimente une adaptation de la méthode Taungya qui associe plantations d’arbres, cultures vivrières et accompagnement des femmes rurales.

Une approche qui allie restauration des écosystèmes et préservation des moyens de subsistance 

Cette approche préconisée par l'association MALEBI entend concilier restauration des écosystèmes et amélioration des moyens de subsistance des communautés. Il faut savoir que la méthode Taungya est une technique d'agroforesterie efficace utilisée en Côte d'Ivoire pour lutter contre la déforestation massive, Cette approche, pilotée notamment par la Société de Développement des Forêts (SODEFOR), consiste à associer temporairement des cultures vivrières à la plantation d'arbres forestiers hautement commerciaux. Dans le principe de la méthode Taungya en Côte d'Ivoire, le système repose sur un partenariat gagnant-gagnant à court et moyen terme entre l'Etat, les reboiseurs privés et les agriculteurs locaux. Les agriculteurs sont autorisés à installer des cultures intercalaires vivrières comme le maïs, le manioc ou la banane entre les lignes de jeunes plants d'arbres forestiers.

Les avantages du système 

 En nettoyant et en désherbant leurs cultures de subsistance, les paysans entretiennent gratuitement et simultanément les jeunes arbres. Lorsque la cime des arbres se referme généralement après 3 à 5 ans et bloque la lumière, les cultures vivrières ne peuvent plus pousser. Les agriculteurs quittent alors la parcelle pour en reboiser une autre, laissant derrière eux une forêt jeune et saine. Les avantages de cette méthode sont à souligner. Elle permet la réduction des coûts de reboisement, l'accroissement de la sécurité alimentaire, la production accélérée de bois d'œuvre, la restaurations à grande échelle de grandes étendues de couvert végétal. On le voit, l'approche proposée par l'association MALEBI est à encourager.

K. K. Maurice


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