Côte d’Ivoire / Justice : Recrudescence des crimes violents : l’APDH dit oui à une justice ferme et non au rétablissement de la peine de mort.

Publié le : 29/07/26 - 15:46

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Texte par : David Grandet

Actions pour la Protection des Droits de l'Homme en Côte d'Ivoire (APDH) a réagi par communiqué dont laguneinfo. com a reçu copie, revient sur la décision prise par le Procureur de la République  suite au verdict rendu par le tribunal de première instance d’Abidjan dans le procès pour meurtre.

Prison à vie pour les nommés Soumahoro Souleymane alias Gnaimairai et Traoré Blaffou alias Gazo, qui étaient poursuivis pour   des faits de vol de nuit, en  réunion , commis à  main armée ayant entraîné la mort.

Quant aux nommés Bamba Karim Kapi et Bamba Nouffou, ils ont écopé de dix ans de prison pour recel portant sur une motocyclette volée et d’association de malfaiteurs. 

L’APDH, réagissant à la décision prise par le procureur de la République suite au verdict  rendu le jeudi 24 juillet par le Tribunal de première instance d’Abdjan dans l'affaire du meurtre, « particulièrement odieux du jeune livreur de Cocody. » rappelle l’APDH dans son communiqué que les auteurs ont été condamnés à la « réclusion criminelle à perpétuité, l'une des peines les plus lourdes prévues par la législation ivoirienne. »

« L’ APDH s'incline devant la mémoire de la victime et adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille » lit-on dans le communiqué . 

Elle exprime également sa solidarité à toutes les victimes de l'insécurité et de la criminalité qui endeuillent notre pays.

« Ce drame a profondément bouleversé la conscience nationale. Il intervient dans un contexte marqué par une recrudescence inquiétante des assassinats, des braquages, des enlèvements et d'autres formes de violence criminelle. La peur, la colère et le sentiment d'insécurité qui traversent la société sont réels et légitimes. »  reconnaît le président de l’APDH,  Abraham Denis  Yaurobat dans le communiqué .

Dans ces circonstances,  « il est compréhensible que certains citoyens réclament le rétablissement de la peine de mort. L’APDH entend cette colère. Mais elle estime qu'un État de droit ne peut construire sa politique pénale sous le coup de l'émotion. La justice doit répondre à la souffrance des victimes avec fermeté, tout en restant fidèle aux principes qui fondent notre République. » soutient -il comme replic à la décision du procureur prise le vendredi 25 juillet dernier.

Pour l’APDH, la question essentielle est la suivante : la peine de mort permet-elle réellement de faire reculer la criminalité ? Les recherches menées selon l’organisation des droits de l’homme à travers le monde n'ont jamais démontré qu'elle constituait un moyen plus efficace que la réclusion à perpétuité pour prévenir les crimes les plus graves. 

« Si la peine capitale était une solution, les pays qui l'appliquent seraient aujourd'hui parmi les plus sûrs. Les faits démontrent pourtant que les homicides et les crimes organisés y persistent. »

Ce qui décourage véritablement les criminels, soutient L’APD H n'est pas la perspective de la peine de mort, mais la certitude d'être arrêtés, jugés et condamnés.

« Là réside le véritable défi pour la Côte d'Ivoire : faire en sorte qu'aucun criminel ne puisse compter sur l'impunité. » estime l’Organisation pour les droits de l’homme.

David Grandet


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