
Le ministère des transports et des affaires maritimes a rendu public mercredi les résultats de l’enquête suite à l’accident tragique sur le fleuve Bafing .
Ce jour, lundi 13 juillet 2026 le car de Transport propriété de la société Diarra transport parti d’Odienné pour Biankouma a fini sa course dans le fleuve Bafing avec tous ses passagers, 96 au lieu de 69 places requises.
Le bilan est lourd. 39 corps sans vie ont été repêchés du fleuve. Le nombre de blessés est de 45 .
Le véhicule de couleur blanche portant l’immatriculation provisoire 37408. Le car appartenant à la société Diarra Transport assurait la liaison Odienné-Yamoussoukro et circulait sur l’axe Touba-Biankouma au moment du drame. Le car transportait au moment du drame 91 personnes pour une capacité déclarée de 69 places soit un surnombre de 22 personnes a soutenu Etienne Kouakou, le directeur de l’Office de la Sécurité Routière (OSER).
Les constations de l’équipe d’enquête du ministère des Affaires maritimes établissent qu’au-delà des 69 sièges, les allées du car avaient été équipées de tabourets improvisés et d’autres voyageurs étaient debout. M. Etienne Kouakou précise que les 39 tués ont été tous retirés de l’eau. Quant aux blessés, ils ont tous rejoint leur domicile après les soins reçus.
« L’enquête est uniquement technique et administrative » (Dir OSER)
Avant de livrer les conclusions de l’enquête, M. Etienne Kouakou a tenu à préciser que l’enquête diligentée par le bureau d’enquête analyse accident est uniquement « technique et administrative ». De cette publication des résultats on sait à présent que le véhicule propriété de Diarra Transport circulait avec deux plaques d’immatriculation différentes, que les pneus n’étaient pas de bonne qualité, que l’assurance du véhicule fait également défaut. Outre la surcharge de passagers et de marchandises, ce véhicule si on s’en tient à la loi, ne devrait pas circuler, à plus forte raison parcourir avant l’accident une si longue distance . Comment un véhicule peut parcourir une si longue distance sans que les services de la police ou de la gendarmerie qui sont à la sortie et aux entrées de chaque ville ne puissent découvrir et la surcharge, les plaques d’immatriculation différentes, etc . Nous y reviendrons.
David Grandet