
Fidèle à sa logique d'occupation totale de Gaza et de déportation du peuple palestinien, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé haut et fort, le jeudi 28 mai 2026, avoir donné l'ordre à l'armée israélienne de '' prendre 70% de la bande de Gaza ''.
Il entend ainsi éradiquer totalement et définitivement le Hamas. Le nouveau pas franchi par le chef du parti Likoud extrémiste au pouvoir en Israël, va largement au-delà de l'accord conclu entre Israël et l'Autorité palestinienne sous l'égide du président américain Donald Trump, qui limitait l'occupation de Gaza par l'armée israélienne à 50% de ce territoire palestinien.
Une visée territoriale qui vient s'ajouter à la Cisjordanie occupée par les colons israéliens. Sans que la communauté internationale ne s'en émeuve ou ne pose un acte fort de réaction, au-delà des simples déclarations dont Netanyahou n'a que faire.
Dans cette guerre qui a fait, depuis son déclenchement en octobre 2023, plus de 73.000 Palestiniens tués, en majorité des femmes et des enfants, et 1,5 millions de déplacés, l'ONU et les organisations internationales des droits de l'homme ont clairement affirmé que le projet du Premier ministre israélien n'est rien d'autre qu' '' un génocide à des fins de nettoyage ethnique, pour l'implantation de colonies juives sur la totalité des territoires palestiniens ''.
Tous condamnent les crimes de guerre et les insoutenables atrocités commis à Gaza par Tsahal, sur ordre de Benjamin Netanyahou. L'ONU s'est également élevée contre le bombardement des écoles, hôpitaux, habitations, camps de déplacés et lieux de culte par l'armée israélienne, sous le douteux prétexte de '' viser des cibles du Hamas '', ce que Israël n'a jamais pu prouver.
Ainsi que l'utilisation volontaire inhumaine de la famine et l'empêchement délibéré de l'accès aux soins de santé, comme arme de guerre par Benjamin Netanyahou. A quand la fin du massacre des civils palestiniens par Israël ?
Il faut le dire, le drame dans cette guerre est que Netanyahou, obsédé par l'idée d'éradiquer définitivement et totalement le Hamas, refuse de reconnaître de façon lucide que c'est un objectif impossible à atteindre. En effet, Israël a beau avoir la capacité militaire de gagner une guerre contre le Hamas, ce mouvement armé pro-palestiniens ne disparaîtra jamais. Dans cent ans, bien après le règne de Netanyahou, le Hamas sera toujours vivant et aura des combattants dans ses rangs, tant qu'il y aura des Palestiniens sur cette terre, peu importe l'étendue de l'occupation de leurs territoires ou leur lieu de déportation éventuelle.
Ce que le Premier ministre israélien et les extrémistes de son parti politique doivent se résoudre à accepter, c'est que la solution à la situation quant à la résistance palestinienne n'est pas la guerre, mais le dialogue, pour une coexistence pacifique entre l'Etat d'Israël et l'Etat de Palestine qui, faut-il le rappeler, a été officiellement reconnu à l'ONU.
Y. C.