
Dans une déclaration produite le jeudi 10 août 2026, le PPA-CI a réagi au maintien en garde à vue de Justin Koné Katinan, 4e vice-président du parti.
Le PPA-CI '' dénonce le harcèlement judiciaire contre ses cadres et militants, dont plus de mille (1000) sont déjà détenus sans jugement depuis plusieurs années et un traquenard judiciaire ''. Rappelant les faits, le PPA-CI explique que : '' Le jeudi 3 septembre 2026, par la voix du 4ème Vice-Président Justin Katinan Koné, le PPA-CI a donné sa position sur le scandale de l'orpaillage clandestin et illégal qui secoue actuellement la Côte d’Ivoire. Ainsi, dans une conférence de presse organisée dans le cadre de La Tribune du PPA-CI, le ministre Katinan Koné, au nom de notre parti, a dénoncé la responsabilité et la complicité du pouvoir RHDP dans le fléau de l’orpaillage clandestin (...) ''.
Avant d'ajouter que '' Le lundi 7 septembre le RHDP, par la voix de son Secrétaire Exécutif, Monsieur Ibrahim Cissé Bacongo, a saisi le Procureur de la République, avec une plainte contre Justin Katinan Koné et le Président Laurent Gbagbo, Référent politique et Président du PPA-CI, pour diffamation. Le mercredi 9 septembre, suite à la convocation adressée au ministre Justin Katinan Koné, la Direction du PPA-CI a accompagné le 4ème Vice-président à la préfecture de police. Sur place les policiers lui ont énoncé les motifs de la plainte de Monsieur Cissé Bacongo : diffamation, injures et diffusion de fausses nouvelles ''.
Toute chose que le PPA-CI conteste, non sans révéler que : '' Nos avocats ont alors immédiatement posé un préalable : le Vice-Président Koné Katinan, en tant qu’ancien ministre est protégé par la loi de 2005 qui indique clairement qu’il faut que la Cour de cassation soit d’abord saisie et qu’elle autorise qu’un ancien membre du gouvernement soit entendu dans une procédure judiciaire. C’est alors que les policiers enquêteurs brandissent, sur ordre du procureur, une deuxième accusation de trouble à l'ordre public, qui serait reproché au camarade Katinan KONÉ, relativement à l'élection présidentielle d’octobre 2025, soit près d’un an plus tard ''.
Dans sa déclaration, le PPA-CI fait savoir que : '' c'est donc sur la base de cette deuxième accusation, émanant du procureur de la République agissant pour le compte du gouvernement, que notre camarade Katinan KONÉ a été maintenu en garde à vue à la préfecture de police, dans la nuit du mercredi 9 à jeudi 10 septembre 2026.
Le PPA-CI constate que c’est la première fois dans l'histoire de la démocratie ivoirienne qu'un parti politique au pouvoir engage des poursuites judiciaires contre un parti politique d'opposition, qui n’a fait qu’exercer son droit constitutionnel et son devoir de parti politique d’opposition, en dénonçant un scandale de gouvernance. Le parti de Gbagbo estime que c'est une '' dérive grave (qui) vise en réalité à criminaliser toute parole politique de l'opposition. Aussi le PPA-CI dénonce-t-il '' le harcèlement judiciaire contre ses cadres et militants, dont plus de mille (1000) sont déjà détenus sans jugement depuis plusieurs années ''. Ajoutant que c'est un '' traquenard judiciaire '' tendu au PPA-CI
Face à cette situation le PPA-CI exprime sa solidarité indéfectible à son 4ème Vice-président, Katinan KONÉ, ainsi qu’à tous les camarades emprisonnés pour leur opinion. Parti de Gbagbo prend l’opinion publique nationale et internationale à témoin et appelle l'ensemble de ses structures, ses militantes et militants, ses sympathisants, ainsi que tous les démocrates ivoiriens à demeurer vigilants et à se tenir mobilisés pour obtenir la fin des poursuites ses cadres et militants.
Jean Bédhelle