
Le député-maire de la commune de Yopougon, Adama Bictogo, a procédé au lancement d'une grande opération de salubrité en prônant l' application du principe du '' pollueur-payeur ''. L'image fut marquante à cette occasion.
En effet, le samedi 12 septembre 2026, au quartier SIDECI à Yopougon, Adama Bictogo, ancien président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, s'est saisi d'une pelle pour curer lui-même un caniveau engorgé, donnant le coup d'envoi d'une vaste opération '' Grand ménage ''.

Longeant en personne à pieds l'avenue Gilbert Koné Kafana, du rond-point du Palais de justice au carrefour Mandjo, il a constaté l'état de la voirie et des caniveaux. Un acte hautement symbolique. ''
C'est l'une des plus belles avenues d'Afrique ; quand c'est propre comme ça, on est content '', a-t-il dit à propos de la commune dont il est le premier magistrat. Derrière ce geste, le maire affiche une fermeté assumée. Il a prévenu que ceux qui se rendront responsables d'insalubrité, notamment les commerçants installés sur la voie publique, les propriétaires d'immeubles et les tenanciers de maquis riverains, entre autres acteurs, seront désormais sanctionnés.
" Tous ceux qui sont la cause de l'insalubrité se verront verbalisés. C'est le pollueur-payeur ", a-t-il averti, conformément aux textes en vigueur. Le message du député maire Adama Bictogo s'adresse aussi é aux prestataires. Sur place, le premier magistrat de la commune a interpellé l'un des opérateurs chargés de la collecte des ordures. La fréquence de ramassage des ordres fixée à deux mois a été jugée en-deçà du rythme normal, au regard des volumes réellement produits. ''
C'est inacceptable, c'est impossible. Il faut ramener ça à tout au moins deux semaines '', a-t-il exigé.
Tout en appelant les sociétés à faire remonter, via les comités de suivi, la réalité du terrain. '' Vous êtes contractuels, mais c'est vous qui êtes sur le terrain, c'est vous les opérationnels '', les a-t-il exhortés, rappelant qu'un cahier des charges n'est jamais figé car '' un contrat est dynamique ''.
Le député-maire a toutefois inscrit la salubrité dans une responsabilité partagée, appelant à une vaste campagne de sensibilisation qu'il entend conduire lui-même, en s'appuyant sur des comités de gestion des ordures à l'échelle du territoire communal.
'' Ce n'est pas (seulement ) une affaire de l'Etat, ce n'est pas une affaire du Président, ce n'est pas une affaire du maire C'est une affaire qui nous concerne tous : la salubrité, l'environnement, la propreté '', a-t-il lancé, appelant à un engagement citoyen à pérenniser à tous les niveaux.
'' C'est un fait de société qui va au-delà de nos sensibilités politiques, régionales, culturelles et religieuses '', a-t-il souligné. '' C'est une responsabilité collective, et c'est ensemble que nous allons le réaliser '', a dit le député-maire qui rappelle l'enjeu sanitaire et civique. '' La propreté est la première chose qui nous permet de lutter contre les maladies infectieuses '', a-t-il souligné, dans une
commune très jeune où '' on ne peut pas mettre à mal l'avenir de nos enfants '.
Une opération de plus grande ampleur, associant les présidents de comités de quartier, doit suivre dans les prochaines semaines. En alliant sanctions à l'encontre des pollueurs, exigence de résultats à l'égard des prestataires et mobilisation citoyenne, la mairie de Yopougon entend inscrire la propreté dans la durée. Le rendez-vous de SIDECI marque le point de départ d'une démarche appelée à s'étendre, quartier après quartier, pour faire de Yopougon l'une des communes les plus propres d'Abidjan. « C'est ce que nous faisons ce matin : c'est le début », a résumé le député-maire.
Le premier magistrat de la commune de Yopougon inscrit son action dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, qui souhaite voir Yopougon devenir l'une des communes les plus propres d'Abidjan, sinon de Côte d'Ivoire.
Jean Bédhelle (Avec Source)