
24 heures après l’enlèvement de la mère de Tibou Camara, ancien Conseiller du président Alpha Condé, le procureur de Dinguiraye, localité située à 510 km de Conakry, a réagi en annonçant l’ouverture d’une enquête.
Cette disparition forcée est une série qui ne vise pas seulement les acteurs de la société civile, les opposants ou encore les journalistes mais aussi leurs familles et proches. procureur de la région de Dinguiraye a réagi en annonçant l’ouverture d’une enquête. Il promet que cet enlèvement qui s’est produit dans la soirée du mercredi 3 mars vers 22 heures, ne va pas rester impuni. Le procureur demande la collaboration de la population en vue de retrouver le plus rapidement possible les supposées otages, à savoir la mère et la sœur de l’ancien ,conseiller du président Alpha Condé. La mère de l’ex-conseiller d’Alpha Condé est âgée de 84 ans et sa sœur 67 ans. Les enlèvements sont devenues monnaies courantes en Guinée , depuis le coup d’état du 5 septembre 2021 qui marque l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya.
La Guinée , continue de vivre avec les enlèvements, même après l’organisation de l’élection présidentielle le 28 décembre 2025, suivie de l’investiture du Président Mamadi Doumbouya qui a juré sur la constitution de protéger et de faire respecter les droits de chaque guinéen.
L’enlèvement de la mère de Tibou Camara est le nième en Guinée. Les derniers sont ceux de la militante active de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG) et les enfants du célèbre chanteur, Elie Kamano. Avant eux, il y a eu les enlèvements des acteurs de la société civile Foniké Menguè et Billo Bah en 2023; du journaliste Habib Marouane en décembre 2024; de Elhadj Adama Keita en décembre 2025 pour ne citer que ceux-là. Puis, maintenant Hadja Asmaou Diallo (84 ans) mère de Tibou Camara et de sa sœur ainée, Hadja Fatoumata Binta Kamara (67 ans). Cela commence a faire trop pour un régime qui se dit démocratique.
I.B