
Les autorités rassurent les Ivoiriens qu'il n'y a pas d'inquiétude à se faire quand à la vie du Prophète Jérémie, suite à l'affaire qui le concerne.
En effet, le Procureur de la République près le Tribunal de première instance d'Abidjan, Koné Braman Oumar a démenti, le jeudi 13 août 2026, les informations faisant état du décès de N’Guessan Koffi Aimé, surnommé « Prophète David Jérémie ».
Dans le communiqué qui a été produit à cet effet, le Procureur a rappelé que le prédicateur a été interpellé le lundi 10 août 2026 dans le cadre d’une enquête ouverte à la Préfecture de Police d’Abidjan.
Mais qu'au cours de la nuit suivant son interpellation, N’Guessan Koffi Aimé s’est plaint de douleurs à la poitrine.
A en croire le Procureur, l'homme a été aussitôt conduit à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan pour y subir des examens médicaux. Les examens ont révélé qu’une artère du cœur était bouchée. Fort heureusement, une intervention chirurgicale a immédiatement été réalisée avec succès et l'état de santé du Prophète Jérémie est actuellement jugé stable.
Les précisions des autorités judiciaires démentent les informations qui ont inondé les réseaux sociaux, laissant croire que le religieux est décédé. Ce n'était que des rumeurs qui s'avèrent inexactes.

« N’Guessan Koffi Aimé est en vie », a confirmé le Procureur de la République dans son communiqué.
Le Procureur de la République a, par ailleurs, rappelé que la diffusion de fausses nouvelles par le biais d’un système d’information constitue une infraction pénale.
Le communiqué du Procureur rappelle que les auteurs et les personnes relayant de fausses informations sont passibles de poursuites judiciaires, conformément à l’article 183 du Code pénal.
Ceux-ci encourent une peine d’emprisonnement allant d’un à six ans, ainsi qu’une amende de 500 000 et 5 millions de francs CFA. Il est donc interdit de diffuser des informations non vérifiées concernant l’état de santé ou le décès d’une personnalité ou de toute personne. A l'occasion de ce qu'il est convenu d'appeler '' l'affaire Jérémie '', les autorités judiciaires rappellent la nécessité de vérifier les informations avant leur diffusion dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Jean Bédhelle