
Le président du Groupement Professionnel des Exportateurs de Café et de Cacao de Côte d'Ivoire (GEPEX), qui regroupe les principales multinationales et négociants du secteur en Côte d'Ivoire, Lionel Soulard, également Directeur général de Cargill West Africa, prend part aux Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC 2026) qui se tiennent du 1er au 3 septembre 2026 à Abidjan, au Parc des expositions de Port-Bouët.
Faut-il le savoir, les exportateurs du GEPEX représentent plus de 75 % des achats de fèves de cacao.
D'où leur importance. D'autant plus qu'ils s'inscrivent dans une vision du café cacao durable, sur la base du dialogue et de la confiance entre les acteurs de la filière. Et il n'a pas manqué de réaffirmer cet engagement. '' Chers agriculteurs, mesdames et messieurs les représentants des organisations professionnelles de la filière café-cacao, avant tout propos, je tiens à vous remercier de tout cœur d'avoir répondu présent à cette invitation. Votre filière a vécu trois années exceptionnellement éprouvantes. On a eu de la tension sur l'offre mondiale, une volatilité inédite des cours qui continue, la pression climatique aggravées, les nouvelles exigences en matière de durabilité et de traçabilité. Et les bouleversements ont été parfois très brutaux. Cela nous a rappelé une vérité essentielle. Nous formons un même écosystème : producteurs, coopératives, négociants, exportateurs, transformateurs, Conseil Café Cacao, pouvoirs publics, armateurs, partenaires , banques (...). Nos responsabilités sont diverses mais nos destins sont indissociables. C'est dans cet esprit que le GEPEX souhaite inscrire son action future dans une ambition fédératrice, un écosystème, une '' vision Café Cacao Côte d'Ivoire 2030'' qui s'articule autour de quatre enjeux. Le premier enjeu est celui du dialogue et de confiance '', a insisté Lionel Soulard qui entamait ainsi son propos, lors du cocktail que sa structure a offert à l'occasion des JNCC 2026. Sans doute le moment le plus fort de son discours.

Le président du GEPEX a en effet résumé en quelques mots forts, la crise qui a secoué la filière Café Cacao lors de la campagne principale 2025-2026 et dont les répercussions économiques et sociales sur les producteurs et l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur continuent de se faire sentir. Mais surtout, il a souligné la responsabilité et la communauté de destin des de tous ces acteurs, du producteur au transformateur voire au consommateur, en passant par les négociants, les exportateurs et les pouvoirs publics.
Bien plus, Lionel Soulard a mis l'accent sur l'urgente nécessité d'un dialogue et de la confiance entre les acteurs de la filière. Car s'il n'y a pas de dialogue et de confiance entre les différents partenaires à tous les niveaux du fonctionnement de la chaîne des valeurs, la machine cacaoyère qui est la sève nourricière s'en trouvera grippée et les conséquences seront dramatiques pour tous. La crise de la précédente campagne principale l'a démontré.

Producteurs, coopératives, Conseil du Café-Cacao, exportateurs, pouvoirs publics, pour ne citer que ces acteurs-clés, en ont souffert. Tous ensemble à tous les niveaux.
Lionel Soulard propose donc que les énergies soient fédérées tout le long de la chaîne des valeurs pour bâtir, sur la base du dialogue et de la confiance, une filière une plus forte et durable '' dans laquelle la jeunesse doit pouvoir se projeter ''. Rejoignant ainsi le thème des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC 2026) : « Jeunesse et cacaoculture du futur ». Pour lui, non seulement le travail de façon isolée et en vase clos n'est plus une option, mais il n'y a pas d'alternative au dialogue dans la filière café cacao au regard des rapports d'interdépendance qui lient indissociablement l'ensemble des acteurs de la filière. C'est pourquoi Lionel Soulard se réjouit de la volonté du gouvernement ivoirien de travailler à la durabilité et à la solidité de la filière de l'or brun ivoirien.
Jean Bédhelle avec David Grandet