
Deux agents des forces de l’ordre pensaient opérer inaperçu, mal leur en prit.
Une simple transaction illégale, certainement comme d’habitude. Mais une caméra était là, du coup, la justice aussi !
Deux agents viennent d’être condamnés à de lourdes peines par le Tribunal militaire d’Abidjan.
À Adjamé “Renault”, il n’aura fallu que quelques instants pour que la vérité éclate. Un contrôle improvisé, un usager vulnérable, une somme dérisoire : 1 000 FCFA ! Un geste rapide, presque discret.
Pourtant, ce geste aura suffi à déclencher une machine judiciaire implacable. Les faits remontent au 26 novembre 2025. Ce jour-là, les sous-officiers B.K.J. et B.S., sont officiellement commis pour la sécurité aux abords du carrefour Renault, à Adjamé 220 Logements.
Mais sur le terrain, les deux agents décident de s’écarter de leur mission. Ils improvisent un contrôle routier et interceptent un conducteur de tricycle. Sensuivent de longs échanges de pression et d’intimidation.
Acculé, l’usager finit donc par céder à leur demande et leur remet 1 000 FCFA pour être autorisé à repartir.
Mais le geste, lui, est lourd de conséquences.
Erreur fatale. Car la scène est filmée par les capteurs déployés par le Parquet qui a reçu la dénonciation, de ce qui se passe habituellement à cet endroit. Le Tribunal Militaire d’Abidjan s’autosaisit immédiatement. L’enquête est menée avec célérité, les faits sont établis, les responsabilités clairement situées.
Les deux agents sont interpellés, puis jugés. Le verdict est pédagogique : cinq (05) ans de prison ferme chacun, assortis d’une amende de 100 000 FCFA, avec mandat de dépôt, décerné sur le champ.
Au-delà de cette décision, un message fort : l’impunité n’a plus sa place.
Porter l’uniforme engage désormais une exigence absolue d’exemplarité. La moindre dérive peut être exposée, documentée, et sévèrement sanctionnée.
Aux forces de défense et de sécurité, le signal est clair : incarner l’autorité, c’est d’abord respecter la loi. Car aujourd’hui, chaque écart peut être filmé, et révélée.
Le racket n’est plus un “arrangement”. C’est un délit. Et désormais, il se paie au prix fort.
MC