Erosion côtière- Assinie Mafia, Grand Bassam, Abidjan, Jacqueville les localités les plus menacées( Djah Koffi Sylvain, PSDT RICED)

Publié le : 30/06/22 - 23:21

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Djah Koffi Michel psdt du RICED

Texte par : Demba Didi DIALLO

La 4ème édition du Festival Des Images Environnementales Pour Le Développement Durable(FIEDD) organisée par le RICED (Réseau Ivoirien des Communicateurs pour l’Environnement et le Développement) ouvert ce jeudi, refermera ses portes demain vendredi. Entre discours et panels, des chiffres qui situent sur l’état de l’érosion et de la démographie galopante autour des villes balnéaires ivoiriennes dominent les échanges.

Le Président du RICED, Djah Koffi Sylvain ouvrant la série des allocutions de la 4ème édition du (FIEDD) sous le thème « dégradation de la zone côtière et pollution de lagunes : sauver et restaurer les écosystèmes aquatiques » a d’entrée révélé qu’un tiers des populations de l’Afrique de l’ouest vit dans la zone côtière qui génère à elle seule 56% du PIB de la sous-région. Ce flux des populations de l’Afrique de l’ouest vers la zone côtière « est un enjeu économique important qui fait du littoral un eldorado à fort taux de croissance démographique Celui de la Côte d’Ivoire frise les 4% » alerte Djah Koffi Sylvain.

Les conséquences de ce peuplement sur la zone côtière relève le Président du RICED est la dégradation de son environnement suite à l’action de l’homme qui en reste l’une des principales causes accuse-t-il. Ainsi donc le littoral par l’action néfaste de l’homme et sous l’effet de l’érosion côtière sont les principales causes de l’avancée de la mer en rongeant la terre  Une avancée galopante qui met en danger plusieurs localités dont les plus menacées sont entre autres Assinie Mafia, Grand Bassam ,Abidjan,Jacqueville, Grand-Lahou. Le RICED, note également que pendant que les façades maritimes sont durement éprouvées par le phénomène de l’érosion, les eaux lagunaires sont en proie à une pollution anthropique de plus en plus grandissante  Ce phénomène fait perdre en moyenne  à la Côte d’Ivoire chaque année un mètre de terre à ces villes, ce qui peut en quelques années occasionné un déplacement massif des populations prévient-il.

Djah Koffi Sylvain indique par ailleurs qu’en ce qui concerne la pollution des plans d’eau lagunaires qu’on note aujourd’hui des niveaux plus élevés qu’autrefois, du fait de l’intensification des activités anthropiques et de la croissance démographique. Cette pollution souligne-t-il trouve sa source dans les industries, les ménages, les commerces, les administrations et les décharges.

Les objectifs de la quatrième édition du FIEDD qui se tient sur deux jours (30 Juin § 1erJuillet 2022) est d’assurer une prise de conscience collective opérationnelle de populations sur la dégradation de la zone côtière et la pollution des eaux lagunaires, le péril sur le patrimoine culturel et touristique de la zone côtière.

Cette édition qui a lieu après le sommet de .la COP21 tenu à Abidjan a été ouverte par le conseiller technique du ministre de l’environnement et du développement durable, monsieur Landry Grah Nazaire en présence du président de l’université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan,  du représentant du maire de Grand Lahou, des membres de la société civile, du grand public, ainsi qu’un parterre de journalistes dont des représentants de leur faitière, l’union nationale des journalistes de côte d’ivoire( UNJCI).



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