Corruption et Infractions assimilées- 95% des plaintes proviennent du secteur public 8% du secteur privé(AKIAPO Kouadjo DIP par intérim)

Publié le : 02/07/22 - 20:23

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AKIAPO Kouadjo DIP par intérim à la

Texte par : Demba Didi DIALLO

Le projet de renforcement du dispositif actuel de recueil des plaintes et dénonciation de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance a été présenté à la presse par Monsieur Akiapo Kouadjo, DIP par intérim à la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance(HABG). D’entrée, Monsieur Akiapo a révélé qu’au titre de l’année 2021, sur cent sept dossiers (107) de plaintes et de dénonciations examinées par la HABG, il en ressort les statistiques suivantes : 92% de l’ensemble des dossiers concernent le secteur public, tandis que 8% concernent le secteur privé. Sur l’ensemble de ces dossiers examinés,54% concernent les faits présumés de corruption ou d’infractions assimilées, tandis que 46% sont relatifs à un dysfonctionnement de l’administration.

La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) pour accomplir sa mission reçoit les plaintes à travers différents canaux que sont les courriers physiques, électroniques, et les appels téléphoniques. Et pour faciliter la dénonciation des actes de corruption et des infractions assimilées à travers le territoire national, la HABG a mis en place en 2016, un numéro vert qui est le 800 800 11.

Cet outil a permis de recueillir la moitié des saisines enregistrées à la HABG sur la période de 2016 à fin Juin 2022 précise Monsieur Akiapo. L’institution a toutefois fait face à des difficultés : « certaines dénonciations anonymes enregistrées étaient difficilement exploitables, il était par ailleurs impossible de recontacter les dénonciateurs anonymes pour des compléments d’informations » a souligné le DIP (Directeur de l’investigation) par intérim. Pour pallier à cette situation, la HABG a décidé de renforcer et de moderniser son dispositif de recueil et de traitements des plaintes et dénonciation. Ainsi, la HABG « ( …) a prévu, dans le cadre de son plan stratégique 2021 -2023, l’acquisition et la mise en œuvre d’une plateforme multicanale, hautement sécurisée de signalement et de traitement des plaintes et dénonciations, pouvant garantir la confidentialité des informations et l’anonymat des requérants qui le souhaitent » rassure Monsieur Akiapo Kouadjo.

Une étude détaillée a d’ailleurs été commanditée à cet effet avec l’appui de la GIZ, pour l’identification de la meilleure solution digitale pour implémenter la dite plateforme, souligne Monsieur Akiapo.

La rencontre avec la presse vendredi en fin de matinée, était destinée à présenter l’issue de cette étude, qui représente une étape importante dans la mise en œuvre de ce projet en mentionnant ses principales caractéristiques de la solution digitale identifiée, ainsi que les avantages attendus de la mise en œuvre de la plateforme de signalement fait savoir monsieur Akiapo Kouadjo

Sur le plan fonctionnel, il faut noter que la solution identifiée permettra notamment de déposer les alertes de façon confidentielle ou anonyme, soumettre entre autres les plaintes 24H/24 et 7J/7, en tout lieu. Au niveau de la sécurité des informations et de la conformité il faut noter que la solution identifiée est la seule plateforme d’alerte à ce jour certifiée pour la sécurité de l’information selon la norme internationale ISO 27001. 

La Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance dont la mission et de prévenir et de lutter contre la corruption et les infractions assimilées est chargée, selon l’article 4 de l’ordonnance no2013-661 du 20 Septembre 2013, notamment « de recueillir, décentraliser et d’exploiter les dénonciations et plaintes dont elle est saisie ».


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